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Arachide

De la sous-famille des papilionacées, l’arachide (arachis hypogaea L.) est originaire de l’Amérique du Sud (mais elle est aussi connue depuis la plus haute antiquité en Chine) ; cette légumineuse herbacée, également appelée cacahouète par déformation de son nom aztèque, tlacacahualt, a été apportée par les conquérants espagnols et portugais via les Philippines dans l’Afrique tropicale où elle est présente depuis le 18e siècle et d’où elle repartira pour faire la fortune du Sud des États-Unis d’Amérique, concurremment avec le coton.

Plante résistante, s’accommodant de températures entre 20 et 35°, supportant la sécheresse, son aire de culture déborde largement la zone intertropicale pour atteindre le 40e parallèle.

Si les fleurs de l’arachide sont aériennes, les fruits sont enterrés : les gousses, jaune paille et ridées, renferment de une à quatre graines, rondes, pelliculées, riches en matières grasses et en protéines.

Plus de cent pays produisent des arachides mais les huit principaux -dans l’ordre : l’Inde, la Chine, les États-Unis d’Amérique, le Sénégal, l’Indonésie, le Soudan, le Nigeria et l’Argentine- assurent à eux seuls 80% de la production mondiale.

Un tiers des arachides dans le monde est consommé directement. Les trois plus gros producteurs consomment la quasi totalité de leur production de sorte que le commerce international est limité à environ 20 % du total produit.

L’arachide est donc consommée directement -c’est l’arachide de bouche, secteur que les États-Unis dominent- ou triturée ; elle donne alors une huile de haute qualité et des tourteaux appréciés en alimentation animale.

En Afrique, la plupart des pays producteurs consomment en alimentation directe 50 % en moyenne des graines récoltées ; ces dernières décennies, la production industrielle d’huile a fortement baissé ; seul le Sénégal continue d’avoir une part non négligeable sur les marchés internationaux
- européens, surtout- où son huile est exportée : c’est que le coût élevé de l’huile d’arachide en restreint l’usage non artisanal.

Quant aux tourteaux, la présence possible d’aflatoxine (qui a induit la perte des marchés européens pour les producteurs africains d’arachide de bouche) nécessite leur traitement, opération complexe et qui ne peut être mise en œuvre sans moyens importants dont seules des quantités significatives de produits justifient la mise en place.

Au Togo, l’arachide produite principalement dans les régions des Plateaux, de Kara et des Savanes est surtout consommée directement ou triturée artisanalement. C’est que la production autrefois estimée à trente mille tonnes n’est plus suffisante pour une utilisation industrielle dont le débouché est forcément l’exportation, du fait du coût élevé de la graine et donc de l’huile.

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